Non au rachat de Latécoëre par le fonds américain Searchlight !
Notre puissance et notre indépendance ne sont pas à vendre.
L'affaire
L’équipementier toulousain Latécoère, qui fait partie des fleurons de l’industrie aérospatiale française, est devenu la proie des financiers américains. Le 28 juin 2019, le groupe Searchlight Capitals, fond d’investissement états-unien, qui possède déjà 26 % des actions depuis le mois d’avril, a annoncé sa volonté de posséder majoritairement Latécoère par une offre publique d’achat (OPA). En d’autres termes, une société qui fournit d’autres industriels français de pointe comme Airbus ou Dassault, mais aussi étrangers tel que Boeing, pourrait bientôt passer sous contrôle étranger. Les conséquences sont multiples pour cette entreprise charnière dans le secteur. L’oncle Sam aura ainsi un moyen de pression économique sur l’aérospatial européen, Latécoère étant devenu alors le jouet des investisseurs américains.
La menace qui pèse sur la puissance française, se fait aussi sentir à l’échelle des travailleurs. Restructurée financièrement en 2015, avec un rachat de 26 % des actions par les fonds d’investissement Apollo, Monarch et CVi Partners, que Searchlight a aujourd’hui racheté, avait débouché sur 200 suppressions de postes. Les syndicats, embourbés dans une vieille logique patron contre salariés, ont été jusqu’ici incapables, et montrent toujours une léthargie à répondre aux problèmes. Les grèves syndicales suivant les rachats en 2015, peinaient à mobiliser 250 personnes au mieux, pour une société employant plus de 3000 personnes.
N’attendons rien non plus de l'État : l’Histoire nous enseigne que la République a toujours trahi les travailleurs français.
Emplois menacés
Tout passage en mains étrangères de nos entreprises françaises s’est systématiquement soldé par une suppression d’emplois à terme, sur notre territoire. Et cela est dans l’ordre des choses, quels intérêts auraient des propriétaires étrangers à se soucier de l’emploi local français ? Les manœuvres donnent plutôt la part belle à la recherche de la compétitivité internationale, et à la pérennité de la croissance. Fiers de notre méthode qu’est l’empirisme organisateur, notre analyse nous oblige à rejeter cette OPA. Le rachat d’Alstom par General Electric (société américaine) en 2014 est un cas d’étude récent mettant en évidence, tout le danger de la mainmise étrangère. Cette opération n’était qu’un moyen pour l’entreprise américaine d’anticiper l’effondrement de son secteur avec une restructuration, permise par l’acquisition de la société française. General Electric s’était engagé à créer 1000 emplois en rachetant Alstom, le résultat aujourd’hui est de zéro emploi créée, et plus de 1000 supprimés. L’entreprise Latécoère va-t-elle aussi se retrouver prise dans une telle machination à terme ? Fort probable. Tout cela participe au déclin industriel français que nous connaissons depuis les années 80. Mais quelle logique y a t-il d’avoir spécialisé la France dans l’industrie de pointe, aménagé des technopôle comme Toulouse pour l’aéronautique, créant des milliers d’emplois spécialisés qui font la fierté française, si c’est pour laisser finalement une puissance étrangère s’en emparer ?
La République n'a aucune cohérence stratégique, aucune vision à long terme. Parfois, un belle surprise comme le Général de Gaulle remet la France temporairement sur les rails, mais à peine s'est il retiré que la cuisine politique reprend. Un roi hériditaire ne change pas tous les 5 ans, sa longévité et la continuité dynastique lui donnent le temps d'une véritable politique au long cours. L'Action française appelle les français à confier leur avenir à un pouvoir responsable. Après moi le déluge décrit bien l'action d'élus myopes au delà de leur court mandat.
Puissance sabordée
Sans puissance, pas d'indépendance. Sans secteur de la défense indépendant à capitaux français, pas de puissance. Latécoëre fait partie de nos entreprises stratégiques, produisant entre autres le fuselage du Rafale. Le rachat par Searchlight Capital mettrait ainsi en danger notre souveraineté en donnant aux Américains un droit de regard et de décision sur la production de ce type d’équipement, indispensable à la défense de notre nation. Les bénéfices produit par cette industrie s’ajouteraient à leur capital, ne permettant pas à la France d’en profiter. De plus, le groupe est très actif dans l’aérospatial, auprès d’avionneurs comme Airbus et Boeing pour les plus connus. La perte d’un tel acteur du marché (659 M€ de CA) serait donc une catastrophe économique supplémentaire pour notre pays, déjà bradé sans vergogne à des fonds d’investissements privés et étrangers.
Nous nous devons d’agir pour préserver notre souveraineté, que la République ne cesse de transférer à des entités étrangères. Corruption, faiblesse, idéologie ? Ces vices communs chez de nombreux élus furent rarement présents chez nos rois, rendus indépendants par leur place privilégiée dans les institutions monarchiques. Pas besoin de mettre un surhomme sur le trône. Même le plus médiocre de nos rois, s'il veut être libre, doit chercher l'indépendance et la puissance pour la France. Etymologiquement, la souveraineté est le fait du souverain. A l'heure où tout s'achète, retrouver celle-ci c'est remettre l'indépendance à la tête de l'État.
Farce syndicale
Ce n’est pas un grande nouvelle, les travailleurs français se sentent de moins en moins représentés et défendus par leurs syndicats.
Avec 11% de taux de syndicalisation, contre 23% en moyenne en Europe, nous en sommes le 3e pays le moins syndiqué.
Comme si cela ne suffisait pas, les ouvriers, qui eux ne sont syndiqués qu’à 9,7%, ont voté pour le Rassemblement National aux dernières élections à 47%.
Cet abandon progressif témoigne de l’incapacité des représentants syndicaux, plus engagés dans des luttes idéologiques ou préoccupés par la santé de leur portefeuille, à représenter, comprendre et défendre les travailleurs français, qui souffrent de plus en plus des conséquences d’une mondialisation sans limite, et ce sans aucun corps capable de les défendre efficacement.
L’entreprise Latécoère n’est pas en reste: les dernières actions syndicales datant de la période du rachat des actions par des entreprises américaines (leur permettant de devenir décisionnaires) n’ont eu lieu qu’en réaction au plan de licenciement qui en a découlé, montrant l’incapacité des syndicats à agir contre les causes, mais uniquement contre les conséquences.
Pire, les syndicats majoritaires n’ont même pas lutté directement contre les licenciements, mais ont simplement négocié le montant du chèque versé aux travailleurs se retrouvant au chômage, préférant prendre comme motif de grève l’augmentation des salaires de la direction…
Les querelles incessantes intersyndicales n’auront au final permis de prendre aucune mesure concrète car, les forces trop éparpillées et incapables de s’unir n’ont pas pu faire le poids contre une direction, elle, très organisée.
Chose qui a conduit, on le rappelle, à la perte de 200 emplois.
Tant que les syndicats ne seront pas formés à la guerre économique, il ne seront pas en capacité de défendre efficacement les salariés et par extension les entreprises qu’ils sont censés représenter, comme nous le montrent les malheureusement trop nombreux cas similaires.
Comment peut on espérer s’opposer à une force dont on ne connaît ni les tenants ni les aboutissants ? Ainsi nous les invitons dès à présent à s’intéresser à ce concept, si tant est que leur objectif soit toujours celui pour lequel ils ont été créés.
Nous avons vus que les confrontations perpétuelles entre employeurs et employés empêchent toute vision à long terme et ouvrent la porte aux intérêts étrangers.
L’alternative corporatiste que l'Action française défend pourrait enfin permettre une coopération des différents partis et une gestion commune du métier, garantissant la protection des travailleurs contre l’État comme contre les intérêts étrangers.
Prédateur américain
Une guerre économique internationale est menée par l'état américain, via l'administration de la justice et son principe d'extraterritorialité du droit. Celui-ci permet de poursuivre des entreprises non-américaines à l'étranger dès lors qu'elles ont un lien avec le pays (transaction effectuée en dollar, utilisation de technologie américaine, etc).
Le prétexte de la lutte anti-corruption est largement utilisé pour affaiblir des entreprises étrangères avant de s'en emparer en écartant la concurrence. Rappelons-nous l'affaire Alstom : amende de 772 millions de dollars en 2014 contre cette entreprise française stratégique puis rachat dans la foulée par General Electric, écartant ainsi les Chinois. La même année d'ailleurs, les États-Unis furent les premiers racheteurs étrangers d'entreprises françaises.
Ces derniers imposent aussi un alignement total sur leurs intérêts géopolitiques (amende de 9 milliards de dollars contre BNP-Paribas en 2014 pour non respect des embargos contre Cuba et l'Iran), et surveillent massivement les entreprises européennes, menacées et sanctionnées en cas d'échanges avec des pays sur liste noire américaine. Cette traque internationalisée n'est rien de plus que de l'espionnage consenti par la République française et l'Union Européenne, qui placent ainsi la France sous autorité étrangère américaine, comme le fait l'OTAN.
Il est temps de réaffirmer le caractère inaliénable de nos secteurs stratégiques et la souveraineté de notre justice pour lutter contre la prédation économique des États-Unis et leurs stratégies sournoises !
L'Action française voit dans la monarchie la garantie de notre puissance car le roi, cantonné en temps normal au seul régalien, mais juridiquement capable d'intervenir rapidement où il le souhaite, possède un surplomb et une réactivité permettant de contracarrer rapidement les manoeuvres étrangères. La lourdeur de la bureaucratie et d'un état de droit sans arbitre sont autant de failles qu'utilisent les puissances étrangères pour nous nuire, en utilisant nos lois contre nous.
Trahison républicaine
2 millions d’emplois ont disparu du secteur secondaire en France depuis le second choc pétrolier de 1979. Rien ni personne n’a tenté de contrecarrer cette perte immense. Jamais le nouveau modèle économique instauré lors la présidence de Giscard n'a été remis en cause. Privatisations sur privatisations, rachats sur rachats, l'industrie française offre chaque jour certains ses atouts à des géants bien trop souvent étrangers. Pourtant, loin de maintenir l’emploi, ces rachats n’aboutissent qu’à des licenciements et ce, malgré les promesses auxquels ils sont « censés » être astreints. Dernière exemple en date, l’américain General Electrics a annoncé, le 28 mai, un prochain licenciement de 1044 ouvriers. Il s’était pourtant engagé à créer 1000 emplois de plus lors du rachat d’Alstom ! Et si seulement il ne s’agissait que d’un cas isolé ! La liste est bien malheureusement longue depuis plus de 30 ans… Et ce qui semble aujourd’hui être une queue de comète à Ascoval Saint-Saulve ou à Arjowiggins ne finit pas de s’étirer...
L’État républicain ne réagit et ne réagira pas. Il est trop occupé à faire respecter le libre-échange, la libre concurrence. Il est trop occupé à s’assurer des soutiens afin financer ses prochaines campagnes de réélection. Il est trop occupé à vouloir renflouer des dettes qu’il creuse chaque jour en bradant sa puissance industrielle. Il est, au final, trop occupé à obéir à cette ploutocratie bruxelloise. Oui c’est un fait, l’industrie française paie aujourd’hui l’addition de 30 ans d’abandon républicain et d’ingérences étrangères.
Première puissance mondiale en 1789, la France n'a cessé de décliner au cours des deux siècles qui ont suivi. La République a changé la France en un théâtre d'ombres et son industrie en ruines crépitantes. Le bilan est accablant. Pourtant la royauté que nous souhaitons ne promet aucun miracle. Le monarque a simplement intérêt, personnellement, à maximiser la puissance et le rayonnement de son pays, pour garantir son indépendance personnelle. Il n'a pas besoin d'être vertueux pour servir la France, son intérêt le plus viscéral l'y pousse. Son instinct de survie l'incite à assurer la prospérité de français que l'on sait volontiers révoltés, fiers et ingouvernables sinon. Enchaîné à vie à son trône, il n'a d'autre choix que d'être le premier serviteur des français. L'élu, au contraire, n'est retenu de trahir que par un sens du devoir de plus en plus friable. Son intérêt, s'enrichir et laisser un nom dans l'histoire, sont en complet décalage avec le bien commun. A quoi bon penser au long terme, à la France, quand 5 ans après vous pouvez couler une retraite paisible, le compte helvète bien garni ?
Parce que les rois ont fait notre puissance et qu'elle se défait sans roi, l'Action française souhaite l'instauration d'une monarchie adaptée à notre temps.